Nouveau départ ?

18 février 2012

Nouveau départ ? 0051-300x225En prenant de l’âge, nous pensons souvent que nous devenons incapables de changer notre vie, nous aspirons à de la tranquillité
(la retraite, vite !), nous n’envisageons plus de nouveaux challenges….

Le fait est, que pour la plupart d’entre nous, passée la cinquantaine, nous ne nous projetons plus vers l’avenir et nous restons centrés
sur notre passé (dans lequel, généralement, tout était beaucoup mieux !). Peut-être craignons-nous de perdre la sécurité d’une situation apparemment stable, voire même avons-nous peur de bouleverser une routine bien établie !

Cela faisait près de quatre ans que je vivais en Angleterre. Ma vie y était agréable, partagée entre une vie personnelle riche  et authentique, des amis sincères et une activité professionnelle intense et très enrichissante intellectuellement. Bien entendu, à aucun moment je n’envisageais de changer, trop heureux dans ce confort sécurisant.

Mais la vie nous réserve des surprises qui peuvent tout remettre en question.

En septembre dernier, alors que j’intervenais dans une école de communication (ISEFAC BACHELOR –  http://www.initial-isefac.com/) pour un stage d’intégration par le théâtre, j’ai appris que l’école se développait en province et que le recrutement de ses responsables était lancé. Je me suis retrouvé en ébullition et ma question a alors été : « Pourquoi pas moi ? »

Quatre ans plus tôt, alors que je me trouvais déjà dans ma cinquantième année, j’avais choisi de me donner un nouveau challenge et de partir en Angleterre…. Sans réseau professionnel, j’avais réussi à me faire une place reconnue dans les domaines de la formation à la prise de parole notamment! Alors pourquoi ne pas me lancer dans une nouvelle aventure à 54 ans ?

J’ai ainsi saisi cette opportunité qui se présentait.

Je dois dire que je ne regrette pas.

http://www.nantes-developpement.com/vie-nantaise/temoignages/de-londres-a-nantes-ou-lart-de-passer-du-stichelton-au-cure-nantais/

Située proche de l’Atlantique, ce qui représente un atout supplémentaire, Nantes est une ville dynamique, culturelle, ouverte sur  l’avenir. Les rencontres y sont faciles et l’accueil qui m’a été réservé a été excellent. J’apprécie les nantais et le climat (le temps est plus doux qu’en UK) !

Le lancement de l’école, bien que « challenging » me pousse à être confiant dans son développement et dans son avenir.

Pour avancer, toujours, nous devons rester ouverts à toutes les opportunités qui peuvent se présenter à nous. Nous devons prendre des risques. Nous devons avoir de l’audace. Nous devons nous faire confiance.

Il n’y a pas d’âge pour s’engager dans une nouvelle vie, un nouveau projet !

Voilà mon credo !!!!

Que faire au mois d’août ?

9 août 2011

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Août est certainement un des mois les plus calmes de l’année. C’est un peu comme si, l’Europe entière somnolait.

Début juillet, les vacances scolaires ont plongé la France dans une douce torpeur. Ici, en UK, les vacances ont commencé fin juillet pour sept semaines. Oui, toute l’Europe aussi est en vacances ! On se prélasse sur les plages de la Méditerranée, on escalade les monts alpins, on découvre des sites impressionnants de notre continent aux multiples facettes, on mange, on boit, on dort….. Bref, on prend enfin, le temps de se détendre, de jouir de la vie !

Ceux mêmes qui ne sont pas en vacances se laissent aller à l’ambiance générale !

Les longues soirées d’été sont remplies d’apéritifs, de barbecues, de diners flamboyants….  C’est l’heure du tout est permis parce que c’est l’été !  Des amours se font et se défont, des amitiés se nouent, des rencontres se multiplient, le monde prend soudain un nouveau sens. Ah comme la vie est belle !

Mais l’été peut aussi  être l’occasion d’une grande productivité ! Entrepreneurs ou salariés, cette saison offre un temps pour nous organiser, mettre en place nos actions futures, etc.

Vous ne prenez pas de vacances à cette période ? Vous vous retrouvez seul au bureau à attendre le coup de fil du client qui lui-même est en train de prendre du bon temps sur une plage ensoleillée ? Vos fournisseurs ne vous appellent pas pour vous vendre le nouveau dernier produit qui va révolutionner l’installation informatique de votre entreprise? Bref, vous êtes tranquillement installé à votre bureau à vous demander ce que vous pourriez faire ?

Je vous propose quelques pistes de réflexions …. pour améliorer votre organisation professionnelle !

  • Nettoyez votre bureau, triez, jetez, ordonnez….
  • Organisez vos contacts : assez de business cartes dans tous les coins, organisez votre fichier de données (la saisie des données sur votre fichier Outlook est un excellent moyen).
  • Recherchez les meilleurs places pour rencontrer vos pairs ou vos clients potentiels, organisez votre « Network », sélectionnez les meilleurs endroits où vous pourrez vous faire connaitre. Mettez en place votre plan d’action de la rentrée !
  • Mettez à jour vos profils professionnels sur les réseaux sociaux, relancez l’activité de votre blog, écrivez, publiez….
  • Profitez-en pour suivre des formations, des trainings, pour lire des livres…. Le développement personnel, par exemple,  est un aspect essentiel dans notre activité quotidienne ! N’’hésitez pas à choisir cette matière !

Enfin, et aussi car je pense que la partie personnelle est importante dans la vie et ne doit pas être négligée, allez à la rencontre de votre famille, de vos amis, enrichissez-vous de leur présence ! Vivez pleinement cet été afin de redémarrer en septembre avec « une pêche d’enfer », dans un environnement que vous aurez créé selon vos goûts….

Cet été, accomplissez ce que vous n’avez jamais le temps de faire !

Et par-dessus tout : Faites-vous plaisir !

Apprendre en jouant

21 juillet 2011

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Avez-vous déjà regardé des enfants entre eux ? Quelle est leur plus grande activité ?

Ils jouent.

En jouant ils découvrent le monde qui les entoure, ils développent leurs talents, ils apprennent à rencontrer l’autre.

Je me souviens enfant, j’adorais jouer à des jeux de construction, aux indiens et aux cowboys, au ballon avec mes copains. Les jeux de construction me permettaient de rêver mon univers en devenir. En construisant des immeubles, des maisons, des routes, je me prenais pour un grand architecte qui façonnait le monde en le découvrant. Les jeux collectifs m’apprenaient à vivre avec les autres, à agir avec eux !

J’apprenais à devenir l’adulte que je suis aujourd’hui !

J’apprenais : le  mot-clé !

Vous souvenez-vous de vos cours au collège, au lycée, à l’université ? Quels sont ceux qui vous restent aujourd’hui en mémoire ? Je suis persuadé que vous vous souvenez des plus ennuyeux, ceux avec le professeur, derrière sa chaire ou son bureau, qui ânonnait sur un ton parfaitement monocorde, en vous lisant son cours. Vous vous rappelez de l’enseignant mais vous n’avez aucune idée de ce qu’il pouvait vous « inculquer ». Certainement que vous avez aussi en mémoire les enseignements donnés par des professeurs dynamiques, vous questionnant, vous proposant d’être participatif, vous impliquant, notamment par le jeu et le rire !

Pour ma part j’opposerais volontiers les deux types d’apprentissage de la langue anglaise que j’ai eus. L’un était dispensé par une enseignante traditionnelle dont la créativité et la connaissance du Royaume Uni) étaient très limitées. Versions et thèmes étaient ses exercices favoris ! L’autre enseignante nous impliquait constamment par des jeux de conversations et en fin d’année nous a fait présenter une pièce de théâtre en public. Chacun y avait un rôle et devait s’exprimer en anglais devant l’auditoire ! Jeu et challenge nous ont certainement beaucoup plus appris que les cours traditionnels, assis à notre bureau !

Le coté ludique est donc essentiel pour moi. Toutes les formations que j’anime sont basées sur le jeu.

Un récent article paru sur le site  web http://learningbydoing a attiré mon attention. Intitulé « En quoi le Jeu favorise la mémoire ? », il m’a permis d’appuyer ma thèse sur l’importance du jeu dans l’apprentissage.

Il s’avère que les outils de pédagogie active, et notamment le jeu, sont très efficaces en matière de mémorisation. En effet, la mémoire à court terme est associée aux codes sensoriels (lexical, imagé, sémantique, moteur, auditif) et le jeu mobilise l’ensemble de ces sens.

« Le jeu est une solution pédagogique qui permet de synchroniser le rythme de l’animation avec le rythme d’apprentissage des participants. Cet élément est essentiel et doit être pris en considération.

Par ailleurs, l’aspect physique du jeu, permet de donner un sens concret à des concepts abstraits.

L’équipe d’Alain Lieury a confirmé ces hypothèses en montrant que dans l’apprentissage traditionnel le vocabulaire n’acquière des propriétés sémantiques qu’à la suite de réception d’informations contextuelles. D’autres expériences menées par le même groupe de chercheurs en observant l’apprentissage « multi contextuel » ; c’est à dire, dans lequel on présente un mot selon diverses procédures : photos, démonstration en situation réelle, description théorique, appel aux souvenirs, etc. …, ont montré que les apprenants retiennent 45% des mots en apprenant par l’expérience et seulement 27% en apprentissage traditionnel. ».

Une formation efficace est une formation dans laquelle l’apprenant est acteur et non pas simplement spectateur (passif) !

La réalité de ce concept m’est parfaitement apparue lors d’un grand jeu d’entreprise réalisé pour le compte d’une Licence Professionnelle à l’Université de Paris Est-Créteil et que j’ai co-animé.  L’implication personnelle de chaque étudiant, leur motivation et les résultats obtenus ont dépassé nos attentes. L’expérience personnelle qu’ils en ont tirée est certainement plus extraordinaire que si leur apprentissage s’était cantonné à des cours théoriques.

Les formations que j’anime respectent cette philosophie : je place les concepts abstraits dans un contexte représentatif de la vie réelle, j’implique les apprenants dans l’action, tout en respectant les rythmes d’apprentissages de chacun. Tout cela rend les séances de formation extrêmement ludiques.

Finalement qu’en pensez-vous ? Est-il plus agréable d’apprendre en s’amusant ou d’apprendre en s’ennuyant. Pour ma part j’ai fait mon choix.

Etes-vous de ceux qui écoutent ?

27 mai 2011

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Nous aimons tous être écoutés !

Mais, toi, lecteur qui est en train de découvrir ce texte, es-tu de ceux qui parlent tout le temps, ou bien de ceux qui écoutent ? Pourrais-tu être accusé de trop écouter ?

Tu penses être quelqu’un qui écoute, et pourtant, je suis désolé de t’annoncer que je suis convaincu de pouvoir trouver quelqu’un de ton entourage (ton ou ta partenaire, ton enfant, un de tes amis, une personne avec qui tu travailles…) qui s’avouera exaspéré par le fait que tu n’écoutes jamais ce qu’il (elle) dit….

Alors, sincèrement, penses-tu que nous écoutons tout le temps ?

Une récente étude indique que nous passons seulement 45% de notre temps de communication à écouter, le reste étant dédié à parler.

Attention écouter n’est pas entendre !

·        Entendre est une activité sensorielle, un processus physique qui permet la transmission des informations au cerveau, sans aucun traitement, par le biais de l’oreille.

·        Ecouter est un processus psychologique qui nous permet de donner un sens à ce que nous entendons.

Nous pensons bien plus vite que nous parlons. Aussi, notre tendance est d’interrompre la personne qui parle, de finir ses phrases, de parler avant elle, etc.…. Et cette situation est toujours frustrante pour la personne qui s’adresse à nous !

Ce fait est important tout le temps, aussi bien dans notre vie personnelle que professionnelle. Il peut déclencher des situations dramatiques, des incompréhensions…

Sans aller jusque là, si tu penses simplement au vendeur qui ne t’écoute pas du tout alors que tu souhaites simplement avoir des informations sur un produit que tu envisages d’acheter, que ressens-tu ? As-tu confiance en lui? Vas-tu acheter ce qu’il te présente? Je suis persuadé que ta réponse est négative.

L’écoute active nécessite beaucoup de concentration. Etre ouvert et en éveil permettent la maitrise de son attention!

En développant nos qualités d’écoute, nous comprenons mieux les besoins et les désirs d’une personne. Nous pouvons mieux aider cette personne. Nous devenons une personne de confiance pour elle !

La bonne nouvelle, c’est que nous pouvons montrer à quelqu’un que nous l’écoutons. En paraphrasant la personne, celle-ci est assurée que ses idées et ses sentiments ont bien été compris et pris en compte.

La mauvaise nouvelle c’est que jamais personne ne nous a appris l’importance de l’écoute. Chacun doit trouver comment faire !

Pour ma part, mon expérience de comédien est un atout que je n’hésite pas à utiliser. En tant qu’acteur, pour être au top, vous devez écouter aussi bien votre partenaire, que votre public (et que votre metteur en scène), vous devez être attentif à votre environnement. De nombreux exercices permettent de développer ces compétences.

Un de ces exercices est très efficace et est facile à utiliser. Nous pouvons le pratiquer chaque jour où que nous soyons, Il ne prend que 10 minutes de notre temps (au maximum).

Démarrez en fermant les yeux et écoutez tous les sons environnants en essayant de les différencier. Puis, il vous suffit de les décrire précisément en les écrivant. Le temps d’écoute est au début de 1 minute, que vous pourrez allonger selon votre gré, en restant à chaque fois, le plus précis dans la description.

Vous pouvez varier l’exercice en différenciant l’origine des sons, etc.

L’exercice peut être également axé sur la vision, la sensation…

Pour en découvrir plus et développer vos qualités d’écoute, n’hésitez pas à me contacter ! Ateliers d’expression et de communication et séances individuelles de travail vous aideront.

Encourager plutôt que réprimander

17 mai 2011

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Enfant, à l’école, quels commentaires receviez-vous lors de vos activités ? Vos parents avaient-ils l’habitude de vous féliciter ? Receviez-vous régulièrement des compliments ? Aviez-vous l’habitude de voir pointer ce que vous n’aviez pas réussi, ce que vous aviez mal fait ?

Bien que bon élève, bien souvent, j’ai entendu les mots « C’est faux », « C’est pas bien », « Tu peux mieux faire », « Tu devrais…. », etc.

J’ai découvert, avec surprise, en arrivant en UK que les Anglais sont bien plus positifs que nous, les  « froggies » ainsi qu’ils nous surnomment.

Ils passent leur temps à  encourager leurs enfants sur tous les tons. « Good job », « Well done » et autres « Good girl » ou « Good boy » sont des compliments destinés à permettre à l’adulte en devenir de prendre confiance en ce qu’il fait ou dit. Le principe s’applique également à l’école et aide ainsi les enfants à construire leur savoir dans un contexte positif.

Cet aspect de la culture, je l’ai également retrouvé au sein de l’organisation internationale Toastmaster dont je suis membre actif depuis mon arrivée dans ce pays. Cette organisation permet à chacun de s’initier à la prise de parole en public, d’évoluer en tant qu’orateur, tout en developpant ses qualités de leader.

Chaque intervention fait l’objet d’une évaluation individuelle et collective. Toujours positive et constructive, elle permet à chaque participant de progresser sans perdre confiance en lui, sans désarmer. Ces évaluations mettent en valeur les qualités montrées tout en proposant des axes de progrès.

Cette culture de l’encouragement est un atout qui aide sans nul doute à avancer en toute confiance, avec de plus en plus d’assurance. La réprimande n’existe pas, chacun détient une chance de pouvoir évoluer et grandir.

Inspiré par cette vision, je l’applique, désormais, dans tous mes séminaires de formation. Je note le bien-fondé d’une telle démarche en remarquant que les participants n’hésitent pas à s’engager, n’ont pas peur de se tromper, prennent des risques et osent pour avancer. Leur participation est active et est nettement renforcée par des mots encourageants et stimulants!

Pour avancer, pourquoi ne pas s’inspirer de cette vision anglo-saxonne de l’éducation?

  Félicitons, encourageons, célébrons……

Une journée en anglais: pour quoi faire?

12 mars 2011

Apprendre à nager, lorsque j’étais enfant, me fut une rude épreuve. J’étais effrayé par l’eau ! Je n’osais pas me lancer ! Comment allais-je pouvoir tenir la tête hors de l’eau ? comment pourrais-je résister aux vagues sournoises et violentes qui allaient me submerger et m’emporter loin de ma terre originelle et rassurante? Comment allais-je pouvoir affronter ce monstre toujours rugissant et sans pitié ? 

Plus tard, j’ai eu la chance d’avoir un maître-nageur qui, grâce à ses qualités de pédagogue et à sa patience, a su m’encourager. L’environnement, dans lequel j’ai fait mes premiers pas, si j’ose dire était totalement sécurisant, et sécurisé. Apprenant à me faire confiance et à dépasser mes peurs, je me suis mis à aimer nager en eaux profondes. 

Il en est de même pour toutes nos activités. La pratique permet l’acquisition des techniques et des savoir-faire à tel point qu’au bout d’un certain temps (en tenant compte que cette notion n’est pas la même pour chacun !), nous exerçons cette activité de façon naturelle et instinctive. 

S’exprimer dans une langue, autre que notre langue maternelle, relève pour moi du même principe. 

Nous sommes tous conscients qu’aujourd’hui l’anglais constitue le véhicule de communication international. Dans ce contexte, il s’agit de « se jeter à l’eau » et de s’exprimer sans complexe. 

Une journée d’expression en anglais est une des manières de faire face à ce challenge, pour oser faire le premier pas, pour se faire confiance, pour s’exercer… Les techniques de l’acteur offrent un cadre positivement incitant pour dépasser notre peur et prendre confiance. Par l’expérimentation de la prise de parole face à un groupe et le partage positif, chacun gagne en confiance. Je propose un environnement encourageant, sécurisant, bienveillant et ludique. 

Chaque étape, de l’échauffement physique et vocal à la lecture de textes divers, en passant par des jeux sur les mots et des improvisations, permet à chacun de gagner en confiance et de s’exprimer. 

En fin de journée, chaque participant a osé s’exprimer en anglais, a augmenté sa confiance en soi en prenant conscience de ses propres forces. Quoi de plus gratifiant ? 

Venez prendre du plaisir à vous exprimer dans la langue de Shakespeare ! 

Du plaisir à s’exprimer en Anglais!

20 février 2011

Le 12 novembre dernier un article paru dans le Guardian, a attiré mon attention.

 Il s’agissait de l’interview de Nicholas Ostler, linguiste et auteur, dont les études récentes portent sur le rôle actuel de la langue anglaise et sur son avenir en tant que langue internationale. Il y faisait le constat que toute langue, ayant eu une portée internationale, finit par disparaître totalement. Pour autant, il ne pense pas que l’Anglais en soit, aujourd’hui, à ce stade, et cela bien que les technologies nouvelles vont certainement, à l’avenir, en diminuer l’impact. 

L’Anglais est bien aujourd’hui la langue utilisée dans tous nos échanges internationaux : la globalisation de notre monde et de notre économie en a fait notre langage commun. Je ne m’étendrai pas sur les raisons objectives de cette domination, mais j’ai la conviction, aux regards des nombreux articles que j’ai pu lire, qu’il est absolument indispensable aujourd’hui de savoir s’exprimer en Anglais. 

En France, le constat est celui de l’échec de l’apprentissage de cette langue. Les raisons en sont multiples : un type d’enseignement qui n’est jamais encourageant, une vision autocentrée sur la culture française, une manière de penser encore et toujours le Français comme la langue des échanges diplomatiques….De plus, de récentes études le prouvent, notre oreille en tant que Français n’est pas accoutumée à la langue anglaise alors que l’imprégnation par l’oreille est absolument indispensable. 

Il est absolument nécessaire de revoir le système d’apprentissage des langues étrangères en utilisant l’écoute et la parole tout en créant un univers favorisant la mise en confiance des apprenants. 

J’ai eu l’occasion de rencontrer le professeur d’Anglais dont nous avons tous rêvé d’avoir : sa qualité première pour moi réside dans le fait qu’il ne communique qu’en Anglais avec ses élèves, aussi bien pendant qu’à l’extérieur de ses cours. Ainsi il favorise la volonté, le courage parfois, le plaisir et la confiance de s’exprimer dans la langue de Shakespeare. 

Le but est d’encourager chacun à oser s’exprimer. Pour cela un espace ludique, sécurisé et non jugeant peut permettre à quiconque de « se jeter à l’eau » et ainsi de faire de premiers pas. 

Les techniques de l’acteur, en donnant à chaque personne l’occasion de jouer, aident à PRENDRE DES RISQUES ! 

Très rapidement les participants à un groupe de travail utilisant ces techniques vont oser s’exprimer, vont comprendre et se faire comprendre. Les objectifs sont d’acquérir la confiance en soi indispensable à la communication dans la langue anglaise !Les ateliers ne sont pas destinés à faire du théâtre en Anglais ! 

Mes expériences de comédien, de metteur en scène et de facilitateur m’ont donné l’occasion de mettre en place des ateliers dont l’objectif est de s’exprimer en anglais pour des publics très divers (étudiants, chercheurs d’emploi, ….). Les résultats sont étonnants et encourageants pour chaque participant. 

Ma conclusion est : 

« Have fun to express yourself in English » 

Deux ateliers se dérouleront prochainement en partenariat avec le THEO THEATRE (www.theotheatre.com) et Acting Advantage (www.actingadvantage.co.uk). 

SAMEDI 5 mars 2011 de 10.00 à 17.00 

SAMEDI 2 avril 2011 de 13.30 à 20.00 

Pour plus d’informations, contactez Charlotte Gilot  avantagecom75@gmail.com 

Les ruptures ont-elles du bon ?

7 février 2011

Au début de ma carrière professionnelle, j’étais destiné à occuper une fonction Ressources Humaines dans une entreprise et à devenir un brillant DRH ! 

En 1990, j’étais le Responsable de Ressources Humaines d’une alors célèbre Agence d’Aide à la Création d’Entreprise. La mise en place d’une politique de Ressources Humaines digne de ce nom faisait partie de ma mission, avec quelques aléatoires je dois le reconnaître. Bien entendu, mon quotidien consistait aussi en des tâches administratives. J’aimais ce que je faisais et je pensais que j’exercerai ce métier jusqu’à l’âge de la retraite. 

En cette fin d’année 1990, au sein de l’Agence, subventionnée principalement par l’Etat, un nouveau Président, a été nommé à sa tête par le Gouvernement en place, pour d’obscures raisons politiques. La quasi-totalité du Comité de Direction alors en place a été changée brutalement. Je me suis retrouvé dans l’impossibilité de travailler avec le nouveau Président, dont je ne partageais pas les valeurs, les points de vue et les manières de fonctionner. 

Début 1991, j’ai donc quitté l’Agence, sans aucun regret. Le climat général allait me permettre de me détendre, d’avoir des activités que le temps ne me permettait pas d’avoir en travaillant. Je pensais rechercher activement un poste me convenant en septembre. 

Cette période me fut extrêmement profitable et bénéfique. Et j’entamais mes recherches d’emploi, l’esprit dynamique et en pleine forme. 

À mon retour, le nombre de postes en RH avait considérablement diminué. Malgré cela, j’eus la chance d’avoir un bon nombre d’entretiens professionnels. Mais aucuns n’aboutissaient. Fréquemment, je me retrouvais en seconde position. Cette situation commençait à me tourmenter. Que se passait-il ? 

C’est alors que, pour la première fois de ma vie, je me suis posé la question de ce qui était important pour moi. J’ai réalisé que je ne voulais plus me retrouver dans la peau d’un responsable en RH. J’ai pris conscience de mon intérêt pour l’éducation, l’apprentissage et la formation. 

J’ai donc pris la décision de suivre une formation de « Responsable de Formation ». 

Cela m’a amené à travailler pendant près de deux ans pour une association intervenant dans le domaine de l’insertion, ou de la réinsertion. 

Cette expérience fut parfois douloureuse, parfois difficile, mais surtout féconde. Elle m’a fait découvrir le sens du mot pédagogie. Confronté journellement à des groupes très différents, j’ai appris ce qui était de l’ordre de l’animation. 

J’ai découvert et abordé des problèmes sociaux graves, j’ai appris à réagir dans l’urgence face à des situations de danger. J’ai écouté, j’ai donné la parole. J’ai également pu comprendre les rouages des financements publics. 

J’ai ainsi trouvé une voie qui me permettait d’être en harmonie avec mes Valeurs. 

Enfin et non des moindres, j’ai découvert la puissance de l’outil théâtral que j’ai très vite inclus dans tous mes processus de formation. 

Ce faisant, j’ai alors pris moi-même des cours de théâtre et j’ai fait une des plus importantes rencontres de ma vie en la personne de deux amis avec qui nous avons follement créé le THEO THÉÂTRE à Paris en 1995. 

Devenu metteur en scène, administrateur et enseignant ou plutôt formateur/facilitateur, je faisais le lien entre mon passé de Responsable des Ressources Humaines et mon activité présente. 

L’essentiel est d’apprendre à rebondir et de saisir, de savoir discerner toutes les occasions possibles. 

Un licenciement, un départ non choisi ne sont que des aléas qui peuvent être envisagés dans le sens d’une évolution personnelle et professionnelle. 

Pas facile, pas simple… mais tellement enrichissant ! 

Changement de cap ?

31 janvier 2011

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Il y a près de quatre ans maintenant, je menais une vie relativement tranquille entre mon travail, le Theo-Théâtre, mon appartement, mes amis parisiens et mes séjours plus ou moins longs en UK. J’étais exactement dans ma cinquantième année !

Après une longue réflexion et des heures à étudier les avantages et les inconvénients d’une décision de changement profond, j’ai fait le choix de m’installer en UK. Des raisons personnelles et intimes me motivaient également fortement.

J’avais pourtant deux sérieux handicaps. Le premier concernait la langue anglaise ; en effet, mon niveau scolaire était une barrière à la communication. De plus, je n’avais sur place aucunes connections professionnelles.

Je ne peux pas dire que les réactions autour de moi aient toutes été encourageantes. Certains de mes amis et membres de ma famille m’ont traité de fou. Leurs réflexions étaient du genre : « Ici, tu as un emploi…. Ici tu as un logement… ici tu as tes amis…. ». Bref, je marquais une nette différence avec leur situation personnelle et professionnelle. Malgré tout et heureusement, nombre de mes proches ont été encourageants.

J’étais déterminé. Ma volonté de changement de pays faisait écho à mon désir de partir à l’étranger à l’age de vingt cinq ans, désir que je n’avais pas assumé à cette époque pour des raisons familiales essentiellement.

Aujourd’hui, je peux dire que c’était une folie que je ne regrette absolument pas. J’ai découvert une autre culture, des gens merveilleusement accueillants et ouverts, une contrée surprenante, une énergie considérable, une volonté de toujours vouloir aller de l’avant. Je passerai sur la cuisine (mondialement reconnue !) et la météo (qui n’est finalement pas si éloignée de celle de la région parisienne !).

J’ai quitté la France le 7 octobre 2007. Je me souviens précisément de mon départ. Pendant que le bateau quittait le port et s’éloignait du continent, j’écoutais Les concertos Brandebourgeois de Bach, la gorge serrée et des larmes aux yeux. Je tournais une page….volontairement !

Trois ans et demi plus tard, que dire ?

Très rapidement, j’ai intégré l’organisation internationale des Toastmasters qui m’a permis de me confronter dans un climat amical, chaleureux et encourageant à la prise de parole en public en anglais. J’ai ainsi pu également m’apprécier en tant que conférencier (je préfère le mot anglais de « speaker » !) et développer de nouvelles compétences.

Trois mois après mon arrivée, j’organisais un premier atelier de théâtre, qui très rapidement est devenu régulier, à raison de un par mois, comptant en moyenne une dizaine de participants. J’ai développé de ce fait mes compétences en animation de groupe dans la langue de Shakespeare.

Je me suis employé à développer mon réseau professionnel au travers des nombreux « Networking » de Londres et sa banlieue, me permettant de découvrir et d’utiliser des techniques de présentation efficaces, claires et concises.

Je me suis investi dans des associations caritatives qui m’ont permis de travailler avec des étudiants avec pour objectifs le développement de leurs capacités de créer des entreprises et de se présenter en public.

Enfin, et ce n’est pas des moindres, j’ai découvert et approfondi le sens du mot management interculturel au travers de mes contacts professionnels, et personnels.

En France, après trois ans de silence, j’ai eu la chance de pouvoir mettre en place un séminaire d’intégration dans une formation universitaire et je dois dire, en remerciant la personne qui m’a fait confiance des le départ sur ce sujet, que ce projet a été une réussite totale et qu’il m’a permis de « booster » mers interventions en France, tout en les élargissant aux domaines de la prise de parole en public spécifiquement en anglais.

Pour l’heure, il ne m’est pas encore facile d’avoir des revenus réguliers pour toutes les actions de formation que je propose, aussi bien en anglais qu’en français. Je reste confiant que le marché, notamment français est très ouvert sur le sujet et demandeur de ce type d’intervention animée par un français, au profil de comédien et metteur en scène, formateur et gestionnaire d’entreprise,  ayant vécu dans un pays anglo-saxon.

Pour moi, ce changement m’a permis de prendre conscience de mes forces et de mes compétences. J’ai également renforcé ma confiance en moi. J’ai appris combien la volonté personnelle était essentielle pour avancer. J’ai découvert la nécessité de se fixer des objectifs à atteindre et l’importance de rester concentré sur eux.

Cette aventure personnelle, je pense que tous nous pouvons la faire. Elle nous permet de faire la différence en mettant en avant nos qualités. Elle nous attribue des opportunités qui ne s’offriraient pas à nous si nous restons accrochés à ce que nous avons, ou croyons avoir. Elle nous ouvre la porte sur une liberté intérieure en nous rendant fier de nos choix !

Alors, oui, je dis que je suis fier de moi et que cette fierté me pousse à continuer d’avancer !

A votre tour de jouer…… Foncez !

Le roi et le loup

21 janvier 2011

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« Un roi décida de domestiquer un loup pour en faire un animal de compagnie. Ce désir reflétait son ignorance et son besoin d’être approuvé ou admiré par les autres, cause de nombreux problèmes dans le monde. 

Il demanda à ce qu’un louveteau soit retiré à sa mère dès sa naissance et élevé parmi les chiens domestiques. Le loup, devenu adulte, fut amené devant le roi et, des jours durant, se comporta comme un chien. Ceux qui assistaient à ce phénomène incroyable étaient émerveillés et pensaient que le roi faisait des prodiges. 

Ils se comportèrent conformément à cette croyance, faisant du roi leur conseiller en toutes choses et lui attribuant d’immenses pouvoirs. Le roi lui-même croyait presque au miracle. Un jour qu’il était à la chasse, le roi entendit une meute de loups qui venait vers lui. Comme elle s’approchait, le loup domestique se redressa d’un bond, montra les dents et courut au-devant de la meute. En l’espace d’une minute, il avait disparu pour retrouver ses compagnons naturels. 

C’est de cette histoire que vient le proverbe : “ Un louveteau finit toujours par devenir un loup, meme s’il est élevé avec les hommes”. 

Plongé dans la lecture de l’excellent manuel intitulé « Le coaching interculturel » de Philippe Rosinski, j’ai découvert au beau milieu du livre, ce conte Soufi, qui m’a éclairé sur un trait particulier de mon caractère et aussi de ma culture. 

Et vous ? Quel est votre rapport au monde ? Vous sentez-vous totalement responsable de vos actes et de vos réalisations ? Etes-vous de ceux qui pensent avoir un pouvoir déterminant sur votre vie ? Ou bien recherchez-vous l’équilibre et l’harmonie ? Acceptez-vous les limites imposées et peut-être inévitables de Dame Nature ? 

Je vous entends déjà me répondre que vous vous retrouvez un peu dans tout. Je vous approuve ! Et en même temps, vous comme moi, avons certainement une idée dominante parmi ces trois. 

Le monde Anglo-Saxon, américain notamment, nous indique que nous pouvons obtenir ce que nous voulons, ce que nous rêvons : chacun détient le pouvoir, un pouvoir sans limite ! 

Le monde de l’Extrême-Orient nous amène l’idée que toute chose dans l’univers comporte une part de yin et une part de yang (de noir et de blanc, de bien et de mal….). Développer l’harmonie entre ces deux pôles est le but de tout homme (et de toute femme !) et permet ainsi à chacun d’être à l’écoute de soi-même et de l’autre. 

Je me sens partie prenante de ces deux caractéristiques, ou plutôt orientations. Et en même temps je pense aussi que de nombreux domaines échappent à notre contrôle. En ne pouvant pas tout contrôler, je ne me sens pas coupable de ne pas atteindre la perfection que la société m’impose. Je ne me sens pas coupable non plus si je ne réalise pas totalement ce que j’ai rêvé. Le monde qui m’entoure a aussi influencé mes actions, et la Nature a décidé. Cette dernière croyance, illustrée par le conte Soufi ci-dessus, me permet d’accepter ce que la vie me donne avec gratitude sans toutefois m’interdire mes rêves et mes actions. Acteur de ma vie, je suis soumis aux lois de l’Univers auquel j’appartiens. 

Philippe Rosinski appelle cette orientation l’humilité quand d’autres la nomment « Subordination à la nature ». Sa dénomination me convient parfaitement et donne du sens quant à mon métier de formateur et de coach. Humble face à la nature, je le reste face à l’autre, aux autres. 

Et vous, où vous situeriez-vous ?